matin(s) du funambule
Matin(s)
matin(s) du funambule

Sur la corde fragile, enfoui dans mon ombre
je ressasse mes nuits. La banale routine.
Quand lentement s’éveille une insolite brume
qui raffermit mon pas en quête d’équilibre.
Coutumier des fréquents 'cadeaux' de ma santé
je poursuis mon chemin sur le fil de mes jours
entre vide et vacance. Porte à faux et faiblesse,
tous les nombreux symptômes qui font la maladie,
insécable de moi, tant de temps, tout ce temps
que plus rien ne m’étonne. Il m’en faudrait bien plus
pour chuter, renoncer. Je l’écris, je le crois.
Quand je le dis j’en doute…
La brume du matin est inhabituelle.
Ma vue n’en est brouillée, mes idées assombries.
Cependant je ressens mon être secoué.
Le tremblement du câble pour inédit qu’il soit
semble vouloir me dire qu’une pensée parfois
peut ouvrir une voie, changer le balancier,
enrichir ma maîtrise, faire de certains talents
l’éclosion d’une vie que je croyais perdue.
Se pourrait-il dès lors que la nouvelle voie
d’une thérapie autre devienne la promesse
d’un futur audacieux et plus riche, qui sait,
d’échappées favorables vers une vie plus belle ?
andré
été 2026