Lumière de couleurs.
Passer sans le savoir des âges d’insouciance
à des lendemains flous que j’aimerais combler
des rêves de l’avant que je n’avais pas vu
se déployer et pis, dont je n’avais goûté.
Et viser le soleil voulant le coudoyer.
Ma voix s’assourdissait, parfois abêtissait
ce dont ma volonté résolument rêvait.
Ce peu que je savais, je le carillonnais
au risque du cocasse. Lentement j’apprenais.
La barbe me poussait et cela se voyait.
L’autre sexe existait, me troublait, m’invitait
ou me rendait muet. Pourtant je fignolais
et en juillet, banco ! L’amour et cætera.
Je déroulais alors connaissances et diplômes.
J’allais enfin montrer tout ce dont j’étais fait …
C’est l’humain que j’aimais, rencontres, relations,
égalité, partage, services et bien commun.
J’avais trouvé ma place, un job, un enthousiasme.
Sans compter, j’y allais. La joie et le bonheur
d’être là, d’être moi me comblaient, j’existais.
L’amour nous habitait, j’avais, je crois, trouvé
une belle à aimer. Riche ces aventures.
Combien belle est ma vie.