Il est où le chemin ?
C'est la question à cent balles ! C'est là que chacun(e), peut tenir la clé de son futur en forçant un peu, beaucoup, passionnément à prendre la route de l'horizon qui s'ouvre. S'ouvre alors la possibilité de reprendre un tant soit peu le contrôle, la gestion, la direction, la conduite, l'aménagement, le programme, le menu de son quotidien. Selon ses forces, selon ses besoins, selon son état, sa santé en se redisant que tout cela peut varier d'un jour à l'autre. Des jours avec, qui allument la joie et l'énergie. Des jours sans, qui tuent l'enthousiasme, la force, l'envie et nous projettent contre le mur du doute contre lequel nous nous fracassons.
Tout ces états d'âme que chacun(e) connaît et qui nécessitent de se décider, de se mobiliser parfois plusieurs fois par jour ou d'abdiquer, de renoncer parce que le corps ne veut tout simplement et tristement pas participer.
D'exister
Tant de hauts et de bas ont marqué les années, tant d'efforts, de rebonds, de chutes et de serments. Tant de mots jetés là, tant de phrases posées, de photos d'arbres verts qui semblaient raconter l'ardeur, la volonté de sortir du guêpier. Tant d'efforts chaque jour du corps qui se dépense et souvent abandonne et qui alors ressemble aux tas de rameaux morts au lendemain des tailles. La force de l'esprit qui se bat chaque jour tout seul face au néant, à tout cet invisible si méchamment réel. Quand parfois un matin au réveil d'une nuit entrecoupée de doutes, de pensées circulaires et de ruminations, c'est la machine entière qui, sans rien annoncer, pose son tablier. Que reste-t-il, dis moi ?
Rien ! Sinon cette évidence de perdre pied, encore? Encore et puis toujours !
Je reprends dans la main mon carnet, mon livre fenêtre sur l'ailleurs. Ce matin-là, bonheur (?), je lis ces quelques phrases : "La vie ne s'arrête pas quand nous sommes épuisés, quand nos coeurs sont brisés et nos esprits usés. .../... Il n'y a pas de bouton pause pour le chagrin, pas de pause pour la guérison." Ces lignes d'Ernest Hemingway me font du bien. Je les lis, les relis. Je me les répète. Brise pour la journée, poussette dans le dos, un tonus salutaire que j'accueille requinqué car ces lignes en effet me rappellent le temps d'un avant bien meilleur.
Je me donne aussitôt un nouveau rendez-vous pour aujourd'hui bien sûr car c'est cet aujourd'hui que je veux apprécier et il me faut des forces pour accueillir demain.
Dans mon carnet j'écris que je reprends aujourd'hui la route de ma vie, me jurant de la vivre. Me jurant d'exister.
ça va aller, qu'ils disaient ... un mauvais moment à passer ...
y-a-pire savez-vous ... chacun sa route, chacun son chemin ...
quelqu'un a un GPS ? ? ?
Merci d'être venu. D'avoir lu tout ou partie de ces pages.
Une chose encore. Je n'ai pas voulu me mettre en avant dans les descriptions et témoignages.
J'ai souhaité informer, décrire la fibromyalgie et permettre, qui sait, de la faire découvrir à d'autres qui ignorent ou doutent
de la réalité des maladies invisibles.
Souvent j'ai constaté que moins on sait d'une situation, plus on a tendance à la juger, à la critiquer.
La fibromyalgie n'en est qu'un exemple parmi tant d'autres.
le chemin continue